Confessions

Je préfère te prévenir tout de suite, ce billet va être du grand bla-bla sur moi, mes projets, mes combats et mon avenir. C’est plutôt un article exutoire, réflexion, remise en question… Tout bien relou si lu par une personne qui ne me connait pas forcément bien, je pense.

Les remises en question.

Je suis tellement pas sûre de moi, je manque tellement de confiance en ma personne, que je suis du genre à m’éparpiller, je pense. Je commence un truc qui me plaît, je prends peur, je passe à autre chose qui semble me plaire. Le temps passe, je me mets à regretter, je veux retourner en arrière, et c’est la galère.

Ma vie est faite de remises en question, surtout sur le plan professionnel.

Je commence un diplôme en communication, ça me plait, je m’éclate, je ne me vois que là dedans et dans aucun autre domaine. Pas de travail, pas de débouchés au moment T, donc je vais vers la facilité. La coiffure? Oui, ça n’a pas l’air bien difficile. Niveau CAP, une formation rapide, et basta je travaille, je gagne ma vie, et je sors de ma galère financière. Et en même temps, je suis une ouf sur les réseaux sociaux, n’importe lesquels: Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest, blogs à gogo …

Aujourd’hui, une révélation m’a sauté au visage. Je préfère la création de contenu multimédia, et l’animation de réseaux sociaux, plutôt que de coiffer mes clientes. Je m’en suis rendue compte en constatant que les cheveux, c’est cool, mais clairement c’est pas ce qui m’épanouit le plus. Là ou je m’amuse, c’est quand je prends l’appareil photo, que je fais du montage, que je fais des messages sur les réseaux, que je travaille mes publications pour générer du trafic… J’en suis arrivée à un point, où je suis impatiente de coiffer mes clientes pour faire de la publication et du clic. 

Oui, mes clientes je les adore. J’aime les coiffer, les rendre belles. Mais ce que j’aime le plus, c’est la communication, l’interaction avec les gens, la génération de trafic, l’amélioration de mon référencement.

Le côté digital.

Peut-être qu’inconsciemment, je suis partie vers la coiffure pour me rendre compte que finalement, c’était le relationnel 2.0 qui me passionnait réellement?

Ou alors, peut-être que je n’étais pas assez mature pour ce genre de métiers à tout juste 20 ans, mais que 6 ans après, j’ai mûri et pris plus de recul par rapport à mes goûts, mon caractère, mes ambitions, mes compétences?

Je ne sais pas si je serai en mesure de répondre à ces questions un jour.

Les éléments déclencheurs.

J’ai décidé de quitter la coiffure en salon pour de vrai. Mes premières difficultés qui m’ont poussé à cette conclusion, ont débuté fin 2016, alors que j’étais en Brevet Professionnel. Burn out, harcèlement moral, le corps qui lâche.

J’étais dans le déni. Pour moi, j’avais seulement « mal au dos« , jusqu’à ce que commencent les crises d’angoisse, la peur d’affronter mes journées, le dégoût du contact tactile avec les autres. Je pensais que sinon, cela venait du salon en lui-même, et que je devrais partir.

Je suis partie. J’ai eu d’autres patrons. Et c’était pareil. J’allais toujours en salon la boule au ventre, mais avec parfois un peu d’éclaircies dans ce paysage nuageux et gris. Mais pas assez pour m’épanouir totalement. J’ai dit stop.

En parallèle à tout cela, je me remets au blogging, alors que j’étais déjà hyperactive sur mes réseaux. Je réfléchis à une nouvelle orientation. J’ai fait un stage qui m’a vraiment intéressée, et des tests de personnalité avec des conseillers. (cf cet article)

Les profils sortis? Le premier a été l’Artistique, avec le côté Social Media et Créatif. Les suggestions de métiers? Community Manager, photographe, création de contenu multimédia, rédaction, influence… Tout ce que j’avais déjà vu six ans auparavant, et que j’avais lâchement abandonné pour ce que je pensais être une facilité, et surtout ma survie à cette période ou j’étais très précaire. Remplir mon frigo était devenu ma priorité, au profit de ma première envie.

A Mulhouse, rencontre avec mes responsables en coiffure à domicile. Ils ont vraiment apprécié mes profils sociaux, et j’ai été complimentée de toutes parts par mes collègues, et la Community manager elle même par mail. Et ma N+1 qui me dit en plaisantant: « Tu veux pas bosser avec nous pour le côté Social Media?« . Boule dans la gorge. Mais oui putain je veux, je signe tout de suite! Ma réponse? « Si vous êtes ouverts au télétravail, je signe tout de suite« . Sauf que apparemment non. Et puis de toute façon, ils ont déjà quelqu’un dans ce rayon là, et je ne peux tout de même pas partir à 900km de chez moi comme ça.

Aujourd’hui: je suis refusée à la formation que je visais, et je me retrouve dans une détresse folle. Angoisses, stress, remise en question… Je repense à mon parcours, je réfléchis, je pense à mes centres d’intérêt… La solution, je l’avais en fait trouvée six ans auparavant, et je suis passée à côté. Inconsciente, pauvre fille va!

Et ce qui me rend malade aujourd’hui, c’est qu’à cause de cette inconscience, j’ai peut-être gâché mon horizon professionnel. 

Aujourd’hui

Je tente. J’ai refait un CV pour du Community Management sur Pôle Emploi. J’ai postulé à un poste, ainsi qu’à une formation en contrat de professionnalisation.

J’ai du rédiger une lettre de motivation. Et cette putain de lettre, elle est sortie toute seule, elle m’a faite chialer (putain d’hypersensibilité) tellement je me suis rendue compte que c’était l’évidence. Et même en te faisant cet article à chaud, j’ai la larme qui coule.

A ma conseillère Pôle Emploi qui doit se délecter que j’ai été refusée à la formation en Gestion de Paie (« parce que vous comprenez, c’est plus difficile que d’appliquer de la couleur« ), et qui me regardera encore plus mal si je lui dis que je décide de partir ailleurs si je peux en avoir l’opportunité: crotte. (j’avais un autre mot en tête, mais « crotte » est plus poli – politiquement correct.)

J’ai ma copine Mouleflex, la seule à qui j’ai parlé brièvement de tout ça (oui, même mon chéri n’en sait rien, pour le moment), qui me dit qu’il ne faut pas avoir de regrets. Elle a raison. Mais je suis une anxieuse, c’est plus fort que moi. Donc je me mets un coup de pied au derrière, et j’essaye de faire demi-tour vers cette voie, mais tout en allant de l’avant.

Je me suis achetée un bouquin d’auto-formation aux métiers du community management, pour valider personnellement mes connaissances, et en acquérir d’autres. Compléter ma formation initiale pour être plus fiable aux yeux des employeurs. On verra bien!

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22 réflexions sur “Confessions

  1. Lucille ! Lucille ! Lucille ! Tu es ce que ta pensée génère, donc, génère du positif et tu deviendras ce positif et la vie s’éclaircira pour toi. L’effet fait boule de neige dans un sens comme dans l’autre, aussi, si tu te permets d’avoir, ne serait-ce qu’un peu confiance en toi, cette confiance va grandir, et plus elle grandira, plus tu développeras une plus grande confiance.

    Avoir de grands idéaux dans la vie, c’est bien, mais il faut aussi penser à ce qui est réaliste et réalisable selon ta personnalité. Il faut déjà ressentir ce qu’il y a de plus fort en toi, pas au niveau des métiers, mais au niveau du fond du fond. Tu aimes faire progresser le monde ? Les gens ? Les animaux ? La création ? Voilà les vraies questions à te poser. Ensuite tu affines et tu te fixes.

    Quand un problème de harcèlement, quel qu’il soit, s’installe au sein d’une hiérarchie contre toi, c’est que le problème vient de toi à la base. Alors il faut te poser les bonnes questions. Suis-je soumise ? Passive/agressive ? Que fais-je résonner chez l’autre pour qu’il soit agressif envers moi ? Il y a forcément quelque chose qui l’énerve et il veut me faire réagir.

    Sache en tout cas, qu’une personne qui exerce du harcèlement morale sur quelqu’un est une personne très peu sûre d’elle. Pourquoi ? Parce qu’elle a décelé en cette personne une aptitude meilleure que la sienne et que cela lui est insupportable parce qu’elle est potentiellement en danger. Le danger que la personne harcelée monte d

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    1. Merci Fille Stule pour ton commentaire constructif 🙂

      Tu penses que ca vient de moi le fait que j’ai été harcelée? Je sais que je n’ai pas une grande confiance en moi, et je suis sûre que ça vient de mon enfance. Je n’avais jamais vu ça de cette façon. A cette période là, j’étais plutôt l’apprentie qui bosse comme une employée, mais en moins cher, donc on me faisait faire tout ce qui était le plus chiant. C’était clairement de l’esclavage. Mon corps a fini par me dire stop, études ou non.

      J’ai bien vu que ma manager, quand je l’ai prise entre 4 yeux parce que j’en avais marre, n’était pas sûre d’elle. Elle ne s’attendait pas à ce que je lui explose à la figure de cette manière. Elle avait peut être un complexe à régler, qu’elle arrivait à gérer en s’en prenant à « la petite nouvelle », qui sait. Pauvre femme! (ou pas)

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      1. Je suis thérapeute, alors j’ai un peu de connaissances en la matière. Mais chut, j’aime rester dans le partage simple et fraternel. Lucille, quand on est dans un bon équilibre émotionnel, il n’y a aucune raison de vivre des évènements qui nous bottent les fesses, et puis on n’explose pas car cela aussi dévoile un mental en souffrance. Crois en toi tout simplement, sans te fixer des objectifs trop grands et non atteignables facilement. Roule ta bosse jour après jours, c’est comme cela que tu reconstruiras tes fondations fragilisées.

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  2. dans la hiérachie et finisse par prendre sa place. Tu es donc un petit génie Lucille, seulement, tes failles te desservent, et c’est cela que tu dois travailler. Un manque de confiance vient souvent de l’enfance qui a été marquée par des expériences diverses liées aux expériences des parents et de leur attitude envers leur enfant. Mais si c’est le cas, tu n’en es pas responsable, si tu es sur cette Terre, c’est que tu y as ta place et quelque chose de bien précis à faire. Recentre donc toi et fixe-toi sur un seul objectif, celui d’être toi, rien que toi et de te poser les bonnes questions.

    Un bon exercice est celui de faire ton examen de conscience comme si tu avais déjà quitté cette Terre.  » Qu’aurais aimé faire et que je n’ai pas fait ? « `

    À toi de jouer à présent !

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  3. La réalité et la vérité nous rattrapent toujours : au moins tu sais que ton intuition il y a 6 ans est réelle et vraie ! 😉 Je suis totalement d’accord avec toi : FONCE !!! Sinon fait prospérer ton blog et de fil en aiguille tu te feras toute seule ! 🙂 Beaucoup de personnes font ça et ont réussi à en vivre donc tente ! 😉 Et cette formation je te souhaite de l’avoir ! 😉 Je te fais des bisous ❤

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  4. Ne lâche rien Lucille, ça fait au moins 15 ans que je crois en tes capacités (et il y en a d’autres … ) Je suis un exemple parmi ceux qui n’ont pas lâché (bac à 39 ans, licence à 42 ans), ce qui est (pas) étonnant, c’est la reproduction familiale, je ne m’étendrais pas sur le sujet ici mais ton parcours ressemble étonnamment au mien. A part que tu me parais plus combative et déterminée …
    Par contre, je ne suis pas d’accord avec « Fille stule » sur un point : le harcèlement ne vient pas du harcelé à la base, car peu importe son « être », la hiérarchie n’a pas le droit de l’attaquer, c’est une question d’éthique, de respect, de contrôle du pouvoir, c’est vrai que la personne harcelée est souvent intelligente, lucide, perspicace et très sensible à l’injustice et en général veut faire avancer les choses, en gros des gens biens mais empêcheur de tourner en rond. Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec elle.

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    1. Tatouuuuuuuuuute, prochain week-end tu viens à la zonz!
      J’y ai pensé aussi, que mon parcours a des points semblables au mien (ou inversement, bref t’as compris). Je ne sais pas si je suis très combattive. Si je l’avais été, je n’aurais pas abandonné aussi facilement.
      La phrase de fille stule m’a aussi interpellée et je suis pas à 100% d’accord, mais bon c’est une autre manière de voir les choses qui n’est pas forcément mauvaise. Elle est peut être juste pas universelle, chaque situation est différente.

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  5. Finalement tout ça c’est un mal pour un bien, certes tu as été refusée au financement mais c’est ce qui au final t’as fais comprendre que ta vraie voie se trouvait ailleurs, honnêtement à ta place je verrai ça comme une expérience très positive 😊
    Tiens nous au courant de la suite !

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    1. Je vais quand même continuer à postuler aux sessions suivantes pour toujours avoir un plan B ou C. Me retrouver sans bouée de sauvetage m’angoisse à un point ouf. Le financement avait été accepté mais juste pas de place dans la formation. Le financement attendra donc une place de libre, sauf si j’en ai marre et que je vois de la lumière ailleurs. Mais je m’éparpille je crois.
      Promis je te tiens au courant de la suite ❤️

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      1. Je vais te dire sincèrement ce que je pense, j’ai la sensation que tu n’oses pas te lancer dans ce que tu veux vraiment…
        Tu en as l’envie ça on le ressent clairement mais on dirait que ça t’effraie un peu… Pour quelles raisons tu penses ? Tu as peur de ne pas être prise au sérieux ?
        Mon blog est mon projet pro numéro 1 et je n’ai pas honte de l’admettre, beaucoup de gens de mon entourage attendent patiemment que je me casse la gueule mais crois moi qu’ils n’auront jamais ce plaisir là, pour eux ce n’est pas un métier etc etc…
        Mais je les emmerde bien royalement, parce que donner des leçons c’est bien et tant mieux si ça leur donne bonne conscience, moi je mène ma vie comme bon me semble, basta fin de l’histoire.
        Une part de moi a envie de te dire que quelque part tu as raison de chercher une issue de secours, mais l’autre, et elle est plus forte, de te dire de te lancer à fond, qui vivra verra, si ça ne marche pas tu auras eu le mérite de tenter !

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  6. Tu as un beau projet en tête ne le laisses pas filer une deuxième fois surtout….
    Il est toujours possible de rattraper le train en marche et je suis certaine que tu va y arriver à force de travail et d’acharnement, rien n’arrive pas hasard tout est une question de travail et de volonté.
    Bonne chance 🙂

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  7. Parfois, il faut passer par plusieurs voix pour enfin trouver notre véritable voix professionnelle – celle qui nous rend heureux et épanouie. Je suis toujours en recherche aussi avec beaucoup de remises en question ces derniers temps. Je comprends ce que tu vis. Je te souhaite le meilleur pour l’avenir.

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